Auteur : Vincent Carry (Nuits sonores, Le Sucre)Crédit photo : Gaetan Clement Partout en Europe et depuis longtemps, les acteurs du secteur culturel nocturne ont accepté avec fatalisme, parfois avec résignation, que leur travail soit considéré à travers le seul prisme de la sécurité, de l’hygiène, de la santé publique. Il s’agit là d’une erreur historique et d’une immense injustice, même si l’appréciation culturelle de la nuit par les autorités politiques n’est pas la même sur tout le continent.Erreur et injustice car oui, depuis plus de trente ans, le bel et libre espace de la nuit et la scène électronique qui l’habite, sont bien le creuset d’une extraordinaire effervescence culturelle, avec ses artistes dans toute leur infinie diversité, ses médias, ses festivals, sa chaîne de production et de médiation… Et bien entendu ses clubs, temples de la diffusion de cette culture auprès d’un immense public.Injustice qu’il faut, désormais corriger d’urgence, au moment où le secteur est à genoux et où de nombreuses entreprises et structures se préparent à disparaître dans le silence et l’obscurité du couvre-feu, il est de la responsabilité du politique, des élus locaux et nationaux, de rappeler ce que ces centaines d’artistes, ces lieux, ces événements, cette
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