Auteur : Benjamin BruelCrédit Photo : Deaf Rave Ressentir les vibrations Dans cet appartement de Hackney, quelques vinyles éparpillés au sol, aux murs, sur les étagères. Comme toujours. Des vieux vinyles de drum & bass, du reggae et beaucoup de jungle. Troi « DJ Chinaman » Lee a du mal à s’arrêter de tripoter sa nouvelle table de mixage, qui trône devant lui, installée au milieu de la pièce comme un totem. « Je m’éclate avec ce nouveau matos », lâche-t-il en souriant, avec cet accent si propre aux gens des quartiers du nord-ouest de Londres. « J’ai pas vraiment le temps de vibe en ce moment parce que je boucle un projet important pour Deaf Rave ». Troi est sourd de naissance. « Je crois que c’était du à un manque d’oxygène dans le ventre de ma mère. J’ai grandi avec des appareils auditifs aux oreilles », continue-t-il. Et de la musique aussi, beaucoup de musique. Quiconque a mis les pieds dans ce quartier de l’East End connaît son bourdonnement de cultures, d’odeurs et de sons, souvent venus de Jamaïque et d’Afrique. Une mosaïque de graffitis et de parcs où se sont installées quelques-une des premières raves de Londres. Signkid © Deaf Rave « J’ai fait ma première
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