Auteur : Maxime Gueugneau Crédit Photo : Maurice Mikkers Ah qu’il est beau, vu d’ici, le monde d’après. Il sera écologique, égalitaire et hédoniste, c’est sûr. Le Covid-19 aura fait table rase de nos sales manies et tous nos maux se seront faits la malle. Et c’est alors que, sur un parterre de fleurs écloses, humains et animaux se tiendront la main pour une grande ronde à la gloire de notre mère nature. Génial, pourrait-on dire. Si ce n’est qu’il reste un tout petit peu de travail à faire et quelques rouages à décoincer. Et le monde de la musique n’est pas le dernier concerné. L’étude réalisée par le collectif Clean Scene indique que les mille DJs qui tournent le plus produisent, à eux seuls, par leurs voyages, 35 000 tonnes de CO2 par an (l’équivalent de la consommation d’électricité de 20 000 foyers ou de la production de 25 millions de disques). Le festival polonais Unsound a, lui, fait estimer par l’Aeris Futuro Foundation ses émissions de carbone à 1 040 tonnes par an. Il est temps de se mettre à la diète. Unsound © Holly Herndon Jauge, compensation, laboratoires de réflexion et même reformulation totale du projet sont des idées qui commencent à germer, faisant déjà fleurir quelques outils. Mais aujourd’hui nous n’en
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