Arts

Shatta, Dembow et « Smart Cities », entretien avec le producteur mauricien GЯEG

Auteur : David Bola Crédit Photo : Gaetan Clément Pour commencer, j’aimerais revenir aux sources. Ça commence quand la musique pour toi ?  Mon papa était musicien, à la maison il répétait les morceaux qu’il jouait avec son groupe de reprises. Ils jouaient de tout, du Rihanna, Justin Timberlake, Santana, Toto des classiques comme Al Jarreau et beaucoup de jazz et musiques locales.  C’est ce que j’ai joué dans le mix de Stamp the Wax – mon papa a une collection de CDs de jazz local que peu de gens possèdent. J’en ai profité pour faire une sélection, rechercher des trucs que l’on ne trouve pas forcément. À Maurice et à La Réunion, l’héritage c’est plutôt le séga et le maloya. Je voulais aller à l’encontre de ça, montrer un côté plus reggae, jazz, blues, même un peu shatta (style de musique très populaire à Maurice – ndlr) vers la fin. Au moment où je me suis mis à fond dans le deejaying, où je sortais beaucoup avec mes potes, le shatta montait en flèche à Maurice. On entendait que ça. Je me suis mis à en jouer et à en produire, sans vraiment me poser la question.  Justement, comment

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